LA DISPARITION DE PARIS

Didier Rykner – Les belles lettres – 2022

Merci à mon amie Nicole pour ce cadeau que je vais essayer de vous résumer .

Introduction

Gérer une ville n’est pas gérer un pays et une élection partisane fait oublier à quoi sert une mairie : assurer le bon fonctionnement de la ville. Cet oubli conduit à laisser une marge de manœuvre à la ville de Paris qui lui permet de détruire méthodiquement le patrimoine de la Ville, au prétexte de réinventer. 20 ans de règne d’Anne Hidalgo qui nous ébouillante comme des grenouilles. Mais aujourd’hui, cela se voit, grâce à la réunion de toutes les actions isolées. Le patrimoine est attaqué de toutes parts, se cachant derrière la grosse farce qu’est le budget participatif. En plus de détruire l’existant, la Mairie adore les tours et les terrains vagues bien éloignés des aspirations écologiques de Madame la Maire. 

Prologue

#SACCAGEPARIS, Le mot-dièse qui fait espérer.

Il prouve l’existence et le dynamisme des parisiens soucieux et investis dans leur Ville et il permet de s’organiser concrètement, sans leader avéré.

1 L’ESPACE PUBLIC DEGRADE

L’esthétique d’une ville réside aussi dans son entretien. 

Paris est sale

La Mairie en tient pour responsable les parisiens eux-mêmes.  Une stigmatisation qui aurait soulevé bien des tollés s’il ne s’était pas agi de pointer des Parisiens. C’est erroné. Statistiquement, effectivement, dans tout groupe, il y a des gens peu soucieux de l’espace public. Pourtant ces malpropres n’ont aucune incidence sur les espaces qui ne sont pas gérés par la Ville, aucune incidence non plus dans les villes autour de Paris. Autre excuse : ce saccage est ancien : Haussmann, déjà… Mais qui se souciait du patrimoine à cette époque ? Et la destruction était au profit d’une reconstruction dont nul ne nie le charme aujourd’hui. Les trente glorieuses ont apporté leur lot de massacres (Halles de Baltard) qui ont fait réagir Giscard et Mitterrand. Ils  ont instauré la protection du patrimoine, garantissant une croissance plus apaisée. Le saccage s’était particulièrement bien calmé. L’idée de tout remplacer est entièrement nouvelle. Autre argument : Paris a toujours été sale. Parole contre parole. Bataille de souvenirs. Mais quand bien même ce serait le cas, n’est-il pas logique de souhaiter un Paris qui ne soit pas une décharge publique. Alors oui, déplorons le mensonge de la Mairie : non, elle ne nettoie pas tous les trottoirs tous les jours.  Et si c’est déjà ce qu’elle fait, pourquoi donc veut-elle doubler le budget de cette action ? D’ailleurs, ces fameux moyens financiers n’arrivent pas jusqu’aux Mairies de quartier. Difficile de savoir quels sont les moyens dédiés par la Ville a cette tâche. Mais regardons les moyens que les parisiens y mettent : la taxe de balayage s’élève à 104 millions d’euros. (2016) Ce qui permet en principe un nettoyage journalier.  Outre la question mais où vont nos sous, se pose celle de l’organisation de cette structure ingouvernable. Les poubelles, subissant certes la lutte anti terroriste, sont de plus en plus horribles alors que ce n’est pas le cas dans d’autres villes. Ceci n’est pas sans lien avec l’invasion de rats et des oiseaux qui dépècent les poubelles.

Le mobilier urbain « réinventé »

« Une grammaire reconnaissable symbolisait Paris » : ce mobilier urbain qui couvraient tous les quartiers et créait une unité dans la traversée des siècles de la Ville. Mais il faut faire table rase du passé.  La Mairie dit les conserver mais ce n’est qu’en parti vrai : tout le mobilier en fonte vert est supprimé pour des modèles sans charme et vite détériorés. Quant aux bancs soit disant protégés … soit ils disparaissent, soit ils ne sont pas entretenus ! Et le banc offert par les parisiens a connu bien des péripéties pour sa restauration et n’était pas encore réinstallé en décembre 2021. Maintenant règnent dans les rues une multitude d’inventifs designs facilement détériorables et donc détériorés, donc les fameux bancs Mikado. Imagination débordante qui fait se moque du durable et du convivial ! Et du prix aussi : 19 000 euros pour un banc rafraichissant. Les kiosques à journaux sont devenus des blocs sans âme, les nouvelles colonnes Morris tournent sur elles mêmes et s’éclairent mais elles ont au moins gardé leur forme originales.  Les fontaines sont diversement repeintes et on fait preuve d’autant d’inventivité pour les nouvelles que pour les bancs.  On voit poindre du matériel de sport dans les rues à des endroits où ils ne sont pas utilisés et vite abimés. Avec les Uritrottoirs ou Naturinoirs, on atteint des sommets inégalés ! 

La publicité envahit la ville

Cet envahissement ancien a été régulé par la loi (LCAP) qui ne s’applique pas à Paris soumise au RLP, règlement local qui peut être plus dur que la loi mais l’est souvent beaucoup moins. Celui en vigueur actuellement date de 2011, la révision de 2017 n’ayant pas encore abouti. En l’état, la Ville autorise la publicité à peu près partout, au détriment des perspectives architecturales et même du passage des piétons sur les trottoirs. Paris se retrouve envahi, sans que cela n’émeuve personne et plus encore lors d’évènements sportifs où plus aucune règle n’est respectée.  Et pourtant, ce que la publicité rapporte à la Ville est dérisoire : 1% du budget.

Les travaux anarchiques

Pas d’organisation, pas de concertation entre les services entraînent un chantier permanent dans la ville. Faire et défaire, oh combien coûteux. Des trous partout, tout le temps. Mais tout va bien, Paris a lancé l’opération Embellir votre quartier, avec plate-forme et tout et tout ! Il manque juste un plan réaliste de l’exécution de ces travaux. Les chantiers prévus prennent un temps colossal qu’un jeu de sous-traitance contribue à compliquer. La Ville ne se sent pas concernée. Elle sacrifie aussi toute une technicité dans les réparations de la chaussée. Des métiers pourtant indispensables se perdent. La qualité des travaux s’en ressent. L’objectif est évidemment d’y aller à l’économie. Typiquement : la Ville est bloquée dès la moindre forte pluie, situation qu’elle ne connaissait pas à ce point et qui n’existe pas dans les autres villes. Les réparations de la chaussée sont vite et mal faites. La situation est dangereuse. Le rapport élaboré suite à la catastrophe de la rue Trévise dénonce une « absence de procédure formalisée pour les interventions courantes » ; « une traçabilité des opérations réalisée par les services de terrain à améliorer » et « un système d’information perfectibles. » A regarder l’application « Dans ma rue », on comprend que les SI sont bien plus que perfectibles. Dans certains services, ils en sont encore au tableur Excel. Tout ceci pouvant entrainer des traitements inadéquats, voir même des dommages importants…

L’envahissement par les tags

La Ville considère que ceux-ci sont de véritables trésors qu’il faut se garder de restreindre. Peu importe l’agressivité des peinture et matériaux de lavage qui effritent certains bâtiment. Le nettoyage de certains murs sont carrément dangereux (peinture pour recouvrir les tags et plâtre sur de la pierre, le long de la Seine) en plus d’être interdite sur des sites classés au patrimoine mondial de l’Unesco.

II L’IMPOSTURE ECOLOGIQUE

« L’écologie est une question bien trop importante pour qu’on puisse laisser dire ou croire n’importe quoi ». Ce que la Maire de Paris ne manque pas de faire, constamment. Les actes le prouvent. Paris ne se verdit pas mais élimine les espaces verts existants et massacre les arbres.

L’affaire de la glycine de Montmartre

Le 17 mars 2021, cette glycine centenaire est coupée sans aucune raison donnée.  Il s’en est suivi des preuves tardives et surprenantes prouvant que la glycine était morte mais même dans ce cas qui n’a pas pas été confirmé par les témoins, le traitement n’a pas été le bon , selon les jardiniers : il n’aurait pas fallu l’arracher mais en planter une autre à son pied. Cette affaire a contribuer à la perte de confiance envers la Ville.

Ces arbres qu’on abat

Il existe des outils pour prouver que la Mairie nous raconte n’importe quoi : Google Maps et Google Earth en font partie. La plateforme de données ouvertes mise en ligne par Delanoë est tout autant utile. Twitter joue aussi un rôle actif. Les explications des abatages des arbres furent peu convaincantes : la crise sanitaire a retardé le planning d’abatage qui a ensuite accélérer le mouvement. Peu crédibles, mais faisons comme si. En revanche : il est clair que les arbres ne sont pas replantés. Ces mensonges sont clairement visibles. 

Ces arbres qu’on ne plante pas

Non seulement on en abat mais en plus, on ne plante pas ceux qui ont été promis. Ces mensonges là sont édifiants. Se cacher derrière la méthode Miyawaki est risible ou inquiétant. On nous promet 170 000 arbres. En attendant, on en a 1 138 de moins… Nul ne voit le 116,4 arbres qu’il faudrait planter par jour.

Ces arbres qu’on ne devrait pas planter

Il faut végétaliser la ville, installer des forêts urbaines, près de l’hôtel de ville, de la gare de Lyon, de l’Opéra Garnier, promesses trompeuses ou prématurées, ou les deux… Une abondance qu’il sera difficile à voir car le sol est déjà bien encombré et qu’il existe des règles architecturales. De plus, les lieux choisis ne sont pas ceux où il y aurait la place mais ceux qui ont été construit pour créer une atmosphère architecturale.  La bonne nouvelle est que pour y arriver : on comblera le parking souterrain privant ainsi encore les sales voitures d’espace.

Les permis de végétaliser

Le droit de mettre des fleurs sous les arbres, en pleine terre à la place du bitume ou dans des bacs collectifs, qui implique de s’en occuper après, est accordé fièrement par la Mairie. Ceci finit la plus part du temps en ZAD. La fin de la multitude de pots de fleurs est guère plus enviable. L’accroissement affiché des espaces verts est une véritable entourloupe que la consultation de la base de données démontre rapidement.  Et n’évoquons pas la fin des espaces verts des immeubles privés largement autorisée par la Mairie.

Les jardins historiques en souffrance

Le nombre de parcs et de jardins est bien moins élevé que dans pas mal d’autres villes. Mais en plus, ils sont de moins en moins bien entretenus, comme le révèlent  des fonctionnaires de la Ville et le journal Le Parisien. Buttes-Chaumont, Monceau protégés par les superbes barrières dont la ville a le secret…La transformation du lac de Daumesnil fut annulée non pas par la prise en compte de l’aberration écologique qu’elle représentait mais par les renards dont on ne savait pas se protéger.

Le champ-de-Mars

L’aménagement sécuritaire de la Tour Eiffel, si elle peut interroger sur son efficacité, réduit indubitablement l’espace librement accessible à tous du site. De l’autre côté, l’espace vert est dévoré par le palais éphémère dont on espère qu’il sera effectivement temporaire. Mais ce qui ne l’est pas, c’est le projet de ne faire qu’un seul site de l’espace compris entre les Invalides et le Trocadéro. Là où un bon entretien de cette composition urbaine classée au patrimoine mondial de l’Unesco aurait suffit, notre Maire s’arroge le droit et la compétence de tout modifier. Le projet est très approximatif. Peut-on dire trompeur ? Sans doute quand on voit ce que le projet prévoit de construction et bétonisation.

Les squares abandonnés

Plus entretenus, plus surveillés, envahis de désœuvrés divers, annexés pour en faire des lieux de prières, transformés en dépotoirs ou lieu de trafic…

Un autre jardin menacé : le square de l’archevéché.

La Mairie décide que les 50 millions qu’elle voulait donner pour la reconstruction de notre Dame seront investi dans ce jardin si parfait qu’on ne comprend pas pourquoi il faudrait le réinventer lui aussi. Bien que la consultation citoyenne ait très largement affirmé qu’elle souhaitait qu’on ne touche à rien, la municipalité semble bien décidé à en faire tout autrement.

III L’URBANISME

Paris s’est d’abord plus ou moins agrandi en s’étalant, puis Hausmann à démolit pour « assainir » et enfin, les tours ont envahi Paris dans les années 60-70. Depuis 2000, une nouvelle transformation autour de la circulation et la construction a commencé.

La guerre contre les voitures

On a rêvé d’aménagements cyclistes pratiques, sécurisés. On a un grand n’importe quoi qui effrait les spécialistes danois ! De sécurité, il n’est point question : augmentation de 100% de nombre de morts et de 35,1% le nombre d’accident. Le piéton lui aussi tremble. Les autobus ont pour leur part vu leur espace diminuer ce qui a réduit leur circulation. Sachant que c’est souvent le seul moyen pour les handicapés de se déplacer, cela laisse songeur. Fait à la va vite et sans réflexion, ces pistes n’ont pas fini de nous coûter cher. On n’a échappé à la folie Pompidouenne du tout pour la voiture. On n’a pas échappé à l’hidalgesque tout vélo. Pourtant Paris est aussi une capitale économique qui a besoin de voitures.  Ce besoin est occulté et la Mairie a décidé que pour tous ces véhicules, se sera l’enfer.  La place des voitures est au détriment d’espace vert, c’est une privatisation de la chaussée aux seuls possesseurs de voiture et en plus, le parisien n’a pas de voiture. Il faut végétaliser, c’est l’impératif du réchauffement climatique. Voici les arguments de la Ville pour justifier de sa politique qu’elle baptise d’urbanisation tactique. Urbanisation qui se passe d’étude et qui tent à faire du test temporaire une situation durable.  Avec un but précis : éliminer les voitures.

Les places parisiennes

Le Panthéon souffre d’un massacre facile à réparer. Ce n’est pas le cas de la place de la République. après avoir été laissé à l’abandon, elle a donné lieu à des travaux coûteux détruisant les anciens éléments architecturaux à la masse. Adieu squares, fontaines et pelouses. C’était sous l’erre Delanoë. Anne s’est occupé de la place Gambetta, de la place d’Italie … Même histoire. Quant à Nation et Bastille, elles sont devenues un enfer pour les bus qui peuvent y être longuement coincés.   Mais la Ville na pas fini de réinventer Paris.

Densifier la ville

La Ville veut se densifier sans respect pour ces espaces arborés pour sa physionomie. (Massacre de la rue Santos-Dumont, de la rue de Lorraine, de la rue Jenner, …). Un bétonnage bien surprenant pour une si grande écologiste qui mène une vraie déforestation urbaine. Par ailleurs, on surélève les construction en supprimant les toits si typique de Paris. Et pour quoi ? Sachant que Paris se dépeuple tant de ses habitants que de ses bureaux ?  Serait-ce pour des logements sociaux qui conforteront la base électorale d’Anne Hidalgo ? Si non ne peut pas surélevé, on rase l’existant et on reconstruit plus haut, sans ce soucier de son âge et de son cachet. 

Les tours contre Paris

Ces tours, les parisiens ont clairement dit qu’ils n’en voulaient pas. Les verts y sont également opposés. Le manque de recul d’une ville comme Paris relativise l’esthétisme des tours. Tout milite pour qu’elles ne soient pas construites. Mais elles le sont et seront, avec l’accord de ceux qui y étaient le plus farouchement opposés.

IV LE PATRIMOINE PARISIEN A LA DERIVE

La grande misère des églises de Paris

La Révolution a détruit, déplacé ou revendu tout un patrimoine de la Ville . La reconstruction qui s’en suivit à permis à la Ville un renouveau enrichissant.  La Ville de Paris est tenu d’entretenir ce patrimoine, ne serait-ce que pour des raisons de sécurité. Ce qu’elle fait peu, mal et avec tellement de retard que cela devient dangereux.  On note une amélioration cependant.

Les serres d’Auteuil, un crime patrimonial

Ce jardin inscrits aux monuments historiques n’auront pas résisté à Anne Hidalgo, d’abord première adjointe puis Maire.  Mensonges, consultations parodiques, La Ville a massacré les serres et les offre à la Fédération Française de Tennis.

La piscine Molitor et le stade Jean-Bouin

Rasée, la piscine inscrite aux monuments historiques. Il n’y reste qu’une petite façade. Rasé le stade Art déco, Jean-Bouin. 

Les fontaines

Le nombre de fontaines dans un état pitoyable est impressionnant. Leur restauration et remise en eau est très lente. Beaucoup sont laissées à l’abandon ou disparaissent purement et simplement, dans le mépris le plus total de leur valeur. L’histoire des fontaines de la Chapelle est édifiante. Difficile de suivre ce que la Ville de Paris a fait ou pas. Elle ne le sait peut-être pas elle-même. 

Les musées

Les 12 musées municipaux sont plutôt bien gérés. Mais le budget acquisition va diminuant, laissant passer bien des oeuvres. Il faut souligner quand même la qualité des expositions et celle de la base de sonnées de ses collections.

V UNE POLITIQUE CONTRE LES PARISIENS

La ville est le reflet de la manière dont elle gère ses finances et ses habitants.

La propagande de la Mairie

Le service communication est pléthorique à Paris. Travestir les faits est la ligne de conduite. Le nombre de mensonges est éloquent. Raconter n’importe quoi est en fait la grande spécialité de la Maire de Paris.

Une dette abyssale

Une dette qui a augmenté de 84%…

La rue Trévise

Les rapports sont accablant pour la ville de Paris. A ce stade, compte tenu de la présomption d’innocence, on ne peut dire si elle est responsable ou pas. En revanche sa décision concernant les indemnisations n’est pas acceptable. « La Mairie tergiverse encore » (Le Parisien). L’inhumanité de la Ville n’est plus à démonter. Anne joue aux boules quand le Conseil de Paris doit donner son accord pour la première indemnisation.

Le budget participatif

Sous couvert de donner la parole aux parisiens, elle leur donne le droit d’un disposer d’un budget qui n’existe pasL’argent n’est pas là pour l’indispensable mais pour le futil , il apparait. La ville ose demandé son avis aux parisiens sur des projets qui relèvent de l’indispensable, en écarte d’autres, et on retrouve dans ce budget tout et n’importe quoi. 

VI UN PROGRAMME POUR PARIS

Le principe : une vision d’ensemble sur :

La propreté de Paris : tolérance zéro, nettoyage quotidien, changer les poubelles, éradiquer les rats

Les tags : tolérance zéro, respecter les surface, peines d’intérêt général pour les réparer.

Le mobilier urbain : recenser le mobilier historique, reprendre un modèle de colonne Morris plus ancien, repenser les kiosque à journaux, créer un centre de restauration du mobilier urbain

La publicité : un règlement local protecteur du patrimoine, refuser les complément publicitaire et réduire sa place

Les travaux de voirie : un plan global, une vraie coordination, responsabiliser les sous traitants, faire appel aux bonnes compétences

Les espaces verts : restaurer, entretenir, mettre plus de poubelles, créer des postes de gardiens

Les arbres : décréter un moratoire, supprimer les permis de végétaliser, replanter systématiquement, replanter de manière raisonnée

La circulation dans Paris : créer un vrai réseau cyclable, sans doublon, améliorer les transports en commun, entretenir la chaussée

Les terrasses temporaires : interdire les matériaux de récupération, refuser les toits et ce qui est pérenne, protéger le patrimoine, établir un règlement strict

Les places parisiennes : remettre en état, restaurer, diagnostiquer et avoir une réflexion globale

Les constructions : un PLU protecteur, arrêter les tours, ne pas se densifier sur des espaces verts, privilégier les réhabilitations

Les monuments historiques ; voir les urgence, abandonner le budget participatif pour le mettre dans la restauration, renforcer les équipes du patrimoine et sa protection, créer de nouveaux secteurs patrimoniaux

Les musées : leur donner plus de moyens

CONCLUSION 

Ce livre a été écrit par amour pour Paris et dans l’espoir que l’on puisse se battre contre sa disparition.

AUTOUR DU MONDE EN 80 BOULETTES

Recettes salées, sucrées et végétariennes – Jean-Michel Escoffier – Flammarion

Petit voyage fort agréable avec ce livre ! Les recettes sont faciles à réaliser et donne envie d’aller les goûter sur place. Faire des bopulettes ne fait plus peur !

ADIEU LA LIBERTE

Adieu la Liberté

Mathieu SLAMA

Essai sur la société disciplinaire

Presse de la Cité – Janvier 2022

Résumé et commentaires (…)

Préambule – Quand tout s’écroule

Vers la fin du mois de Mars 2020, début du premier confirment commence la réflexion de l’auteur sur l’acceptation de la servitude et de l’arbitraire par toute la France. Cette acceptation l’inquiète et il éprouve le besoin de comprendre pourquoi, comment on en est arrivé là. Comment avons-nous pu accepter aussi docilement la perte de liberté et l’asservissement ? «  … si nous avions si facilement abandonné nos libertés, c’est que nous n’étions déjà plus libres ». Certes, l’Etat a joué son rôle dans cet enfermement mais c’est surtout les citoyens eux-mêmes qui l’ont permis, voire même souhaité ! Ils ont délibérément accepté de devenir « citoyens-détenus » oubliant que « les hommes naissent et demeurent libres » et ils furent prêts à faire de la Liberté « une variable d’ajustement. »

La société d’obéissance

 

« Jusqu’à nouvel ordre »

Ce fut une acceptation totale des ordres sans doute rendue possible par la sidération de tous. Mais une fois la sidération passée, la société dans son entier est obsédée par les gestes barrières et etc. Se met alors en place tout un vocabulaire, une mise en scène, à la sauce « nudge » parfaitement maîtrisée. Et l’inacceptable devient la norme à défendre à tout prix. Durablement, la Démocratie est attaquée : la Liberté sous condition, selon des règles technocratiques aberrantes, dans un Régime d’exception, selon le dictat du Conseil scientifique. Plus rien pour nous protéger de l’arbitraire. Rien. « L’état d’exception s’est aussi manifesté dans l’apparition d’un droit préventif pénalisant les intentions et non plus les actions. » « Le régime sanitaire fut le règne de l’arbitraire absolu. ». Si on s’en tient à la définition de Carl Schmitt, dès qu’il y a violation des droits fondamentaux inaliénables de l’homme, même avec le consentement de la majorité, il y a dictature. La Démocratie est devenue une marionnette, soumise et désarticulée, au service « d’une dictature disciplinaire » ne se préoccupant plus que des corps des hommes au mépris de l’une de ses valeurs fondamentales : la Liberté.

Une dictature citoyenne

Et si l’Etat n’avait pas imposé le confinement ? Les citoyens eux-mêmes se seraient contraints les uns les autres. L’action du gouvernement a été plébiscitée ! (Je me demande s’il n’y avait pas eu l’ordre gouvernemental, nous n’aurions pas garder le droit de nous interroger et de débattre, rendant l’adhésion au principe moins inévitable.) L’obéissance fut totale, de bout en bout. Du plus idiot au plus liberticide. Tout fut accepté d’un Etat qui n’avait pourtant pas hésité à nous mentir. Tout fut accepté, malgré, ou à cause des gilets jaunes. Et le citoyen est devenu citoyen policier que l’on félicitait pour son civisme ! On nous a construit l’image du citoyen responsable que l’on opposait à l’irresponsable et de l’encensement du premier on est passé au lynchage du second. Etienne de La Boétie a très bien décrit l’inclinaison du peuple pour son asservissement, la facilité avec laquelle il oublie jusqu’au goût de la liberté. L’une des premières raisons est l’habitude, et sa petite sœur, la lassitude. Et tout doucement, on glisse vers des pulsions délatrices, la mise ne place « d’une société de vigilance. ». Au lieu de se rebeller contre des mesures extrêmes, la population a préféré détruire celui qui ne voulait pas rentrer dans le rang, sans aucun besoin de corps intermédiaire, où l’Etat devient, selon Alexis de Tocqueville non pas un « tyran » mais un « tuteur », un « despotisme administratif » où le citoyen ne pense plus mais suit docilement les règles. Le mouvement des gilets jaunes témoignait d’un reste de vitalité démocratique. La façon dont il a été géré a contribué à étouffer cette vitalité. L’une des autres raisons de la servitude volontaire est la Peur. Tout au long de cette crise, elle a été soigneusement entretenue : « la psychologie comportementale a été utilisée comme une arme. » La peur est un moteur parfait pour une politique totalitaire. Elle est nourrie par le gouvernement mais aussi par les citoyens eux-mêmes, obstruant toutes nos capacités de jugement. Ceci ne peut pas être sans conséquence.

La République à visage couvert

Le masque est un vrai symbole du changement de régime et de civilisation. Mais pas que. Il isole. On entre dans un monde sans contact, à distance, déshumanisé, qui rejette. Et il n’a fait l’objet d’aucun débat. La société tout entière a commandé : il fallait le porter.

La trahison des clercs

Les élites politiques et intellectuelles ont été pitoyables. Personne pour s’élever contre l’arbitraire. La gauche s’est fait complice d’une politique disciplinaire. (C’est ce qu’elle a toujours fait, depuis que je la connais.) La droite a l’habitude de piétiner les libertés. « La solidarité, c’est l’affaire de la gauche depuis toujours ». (Mais rappelons qu’elle n’a pas le monopole du cœur.) C’est ce principe de solidarité qui a poussé la gauche à gérer la crise sanitaire comme l’aurait fait un pays communiste. « La crise sanitaire fut, d’une certaine manière, un moment capitalisto-communiste qui a réuni le pire des deux mondes : l’autoritarisme, la surveillance et la servitude. » Nul n’est venu s’opposer à l’idée de ségrégation sur des critères de santé biologique. Plus précisément, ceux qui se sont exprimés ont rapidement été noyés sous les accusations de complotisme. Abattre l’homme évite de discuter de ses idées. Les plus grands intellectuels de notre temps se sont engouffrés dans ce lynchage systématique, y compris parmi les plus grands anarchistes ! La porte était grandement ouverte pour la propagande, et il en était fini de tout esprit critique. Autrement dit, cette crise a été totalement dépolitisée alors même que la Démocratie était tout particulièrement attaquée. Jusqu’aux libéraux eux-mêmes qui défendait le passe comme une mesure de liberté ! Pas de liberté sans responsabilité. (En effet, cette crise m’a permis de voir tous ceux qui considéraient que la Liberté n’était pas pour tous, mais seulement pour ceux qu’ils ne considéraient pas comme des abrutis. Ils en ont oublié que leur responsabilité n’était pas sollicitée dans ce monde où il n’y avait plus la liberté de décider.) Et nous voici dans le modèle libéral décrit par Foucault comme « gestionnaire de la liberté » « c’est-à-dire organisant « les conditions auxquelles on peut être libre. » (Autant dire que la libérale que je suis a beaucoup pleuré et s’est sentie seule pendant cette crise…) Les intellectuels et les politiques sont passés à côté du fait que cet état d’urgence sanitaire était « la rencontre monstrueuse entre la toute-puissance technicienne et le biopouvoir disciplinaire. ». (Bienvenue dans le meilleur des mondes.)

Un nouveau clivage

Tout doucement, l’obéissance s’est essoufflée, tout en restant majoritaire. Mais la jeunesse a commencé à ressentir une immense injustice s’opposant au parti de l’ordre, âgé, pour qui « la sécurité est la première des libertés. » Dans le discours de Macron, les devoirs prennent le pas sur les droits, justifiant toutes repressions ainsi. « le pouvoir n’a aucun limite tant que le peuple se tient sage. » Le clivage-droite gauche n’existait déjà plus. Nous sommes entrés dans un monde sans débat. Pourtant, le rapport à la Liberté est essentiel dans les constructions des dynamiques politiques.

La fabrique de la servitude

 

La construction d’une épidémie

Voyons comment s’est construit l’épidémie (sans évidemment en nier l’existence). Grâce à une nouvelle grammaire : gestes barrières, distanciation, confinement, fêtes clandestines, attestations, distanciels, serrage de vis, responsables, ne relâchez pas vos efforts, …( prenez soin de vous.) Répétition incessante qui a conduit à une nouvelle normalité. « Notre enfermement a d’abord été mental. » L’utilisation du mot « Résilience » a été un piège : vivre en dépit de circonstances dramatiques. Ceci a donné un caractère inéluctable à la situation qui a annihilé notre réflexion. « Vulnérabilité » : la crise nous aurait rappelé notre vulnérabilité et nous aurait remplis d’humilité et de vertus pour retrouver un devenir commun. « Responsabilité » : On se devait être responsable mais dans un monde d’interdiction et de punition. Le responsable se devait d’être soumis totalement à l’Etat. Ces mots ont « moralisé le débat public. Ils l’ont dépolitisé ». Tout s’est passé comme si on vivait dans une secte dans laquelle tout n’était plus que mesure de freinage, vigilance à l’autodiscipline très contraignante. Le système a tenu car la population était fatiguée, prête à tout car on leur promettait la Liberté retrouvée. Tout fut accepté, comme un moindre mal, jusqu’au passe sanitaire inclus ! Et les opposants étaient les méchants qui retardaient le moment de la libération. Tout a été pris comme si nous n’avions pas le choix.

« Il faut savoir manager la population »

(J’ai toujours refusé d’être managée… On m’instruit, on me soutient, on me réprouve mais on ne me manage pas !) Pas de bol, ce fut la priorité du gouvernement !  Il fallait que la population accepte les mesures, non pas par l’argumentation, la démonstration mais par la manipulation, avec des équipes spécialisées en sciences comportementales. (D’où l’intérêt de ne pas être sous télévision et radio en permanence. Temps et frais qui auraient pu être bien mieux utilisés.) Le gouvernement a géré les citoyens comme une entreprise ses salariés : manager, donner le sentiment de … au lieu de fédérer par des actes et des convictions argumentées. Chaque citoyen a agi exactement comme on l’attendait de lui. Un régime qui manipule ne saurait être un régime démocratique. Du management paternaliste, Macron est passé au management positif, collectif et éthique, imposant un ordre moral dans lequel la population s’est enfermée. Pas de débat démocratique. Des injonctions et des mises au ban pour quiconque tentait une objection. Aucune contradiction autorisée : toutes sont forcément le fruit d’esprits extrémistes, égoïstes, irresponsables. Or il se posait bien une question fondamentale : « Doit-on privilégier les valeurs de la vie et de la santé, ou bien protéger nos libertés qui donnent à notre vie le sens qui lui manque autrement ? Quelle norme surplombe notre démocratie : la survie ou la liberté ? Doit-on décider de ce qui est bon pour les citoyens à leur place, ou doit-on au contraire leur faire confiance ? ». Point de questions ! Halte au complotisme ! Pourtant, la liberté d’expression devrait être protégée à tout prix ! Réduire l’opposition aux mesures à du simple complotisme est dangereux pour la Démocratie. Et s’est oublier un peu vite que les idées complotistes se nourrissent de manque d’exemplarité et de conflits d’intérêts régulièrement mis à jour par des journaux tout à fait sérieux. Management qui a parfaitement fonctionné vu la facilité avec laquelle le non vacciné est devenu le bouc émissaire.

La politique de la vie nue

La vie nue : celle qui n’est faite que de chair, que de biologie. Elle a pris le pas sur tout et le pouvoir scientifique et médical s’est saisi de toutes nos vies. Tout est devenu que santé à protéger quoiqu’il en coûte, à coup de calcul, d’arithmétique. La météo sanitaire décidait de la vie de notre démocratie. Sans que nous sachions quel seuil devait être atteint, nous étions rivés sur les courbes, vivant dans un état d’urgence permanent. La survie a pris le pas sur la vie. Folie de notre temps. Mort de l’homme politique, de l’homme social, donc de la démocratie. La médecine comme guide suprême. La science a manipulé le pouvoir. (Une certaine science, pas la Science.) « ils ont cru à la Loi du virus plutôt qu’à celle des hommes. L’épidémie décide de tout. » Ce fut respecté avec tout le respect que doivent les non sachants aux sachants. Ce fut respecté avec tout le respect que donne la peur de la mort. La médecine et la science ont gouverné en toute opacité, décidant de nos libertés les plus fondamentales, sans traductions raisonnables du politique qui a appliqué les consignes sans jouer son rôle de décideur, et sans diversité des courants de pensées sur un sujet qui ne faisait pas l’unanimité. 

Le pass disciplinaire

Une véritable catastrophe démocratique, ce pass ! Déchéance de citoyenneté pour les non vaccinés… Impossibilité de se faire soigner niant « l’idée même de consentement éclairé et, par voie de conséquence, l’idée de libre arbitre. ». Nous sommes en plein société policière, sans limite. « Le pass sanitaire implique que la liberté n’est plus un droit inaliénable mais une chose que le pouvoir accorde selon si on se comporte bien ou mal. » Un bien ou mal définis arbitrairement. Encore plus de discipline dans un monde ultra disciplinaire. (On a tout de même un sacré problème régalien actuellement. )« La liberté non pas fille de l’ordre, mais mère de l’ordre » Proudhon. (Joli ! ) Avec la crise sanitaire, on a vécu une véritable dérive autoritaire, baigné totalement dans une société de contrôle. Ce pass ouvre la voie pour distinguer le bon du mauvais citoyen, afin d’établir une société parfaite.

Les fabricants de servitude

La bureaucratie, jusqu’à l’absurde, jusqu’au grotesque ! Cette construction effroyable ne peut être sans conséquence pour l’avenir ! Cette bureaucratie (que nous payons) est devenue extrêmement intrusive et elle permettra les servitudes futures. (Et nous voici en 1984…)  Entre la biopolitique et la bureaucratie, quelle place aurons-nous ? Macron nous a précipité dans ce monde en ne faisant que suivre les règles du Conseil Scientifique. Et pourtant, peut-on parler d’efficacité ? N’y-a-t-il pas plutôt urgence à réformer l’Etat.( Je ne partage pas la conclusion 🙂 «  En affaiblissant l’Etat, en affaiblissant les services publics, en introduisant le poison du management dans toutes les strates de l’administration, nous avons creusé notre propre tombe. » (Sans doute est-ce car je sépare moins Bureaucratie et Etat que ne le fait l’auteur. Ensuite, je pense qu’affaiblir l’Etat permet de se reprendre en main. Attendre de l’Etat, c’est commencer à se mettre en état de servitude. Je dois à celui qui me donne. Je ne sais pas fonctionner autrement.)

D’où vient notre mal

 

Le problème du macronisme

En faisant de cette crise un moment apolitique, à coup de management, manipulation, Macron nous a conduit à notre perte. Mais notre docilité a bien contribué à cette perte ! Car tout a été fait en fonction de notre opinion ! Elle était capitale. En vue : les élections ! Le tour de passe passe fut de nous faire prendre de la propagande pour de la pédagogie. Avec l’idée sous-jacente que les citoyens est un élève à éduquer. Nous avons baigné dans une hystérie infantilisante. (Cette infantilisation est la marque de fabrique de tout bon socialiste. Ce qui confirmerait que Macron est bel et bien socialiste. ) « L’idéologie macroniste est l’appropriation par la classe managériale de l’espace politique et démocratique, la transposition au monde politiques des valeurs propres au monde de l’entreprise et du management. » (Pour moi, ceci n’est pas une idéologie, mais un mode de fonctionnement.) Pas d’intérêt général, que du pragmatisme et de l’efficacité. (Pour moi, si cela était le cas, ce ne serait pas un problème. Mais rien ne fonctionne et rien n’est pragmatique dans le monde qui nous entoure.) Macron se veut sachant recruter. (C’est raté. ) Il est indifférent aux principes démocratiques et libéraux, il  est un savant mélange de tactique, de cynisme et d’opportunisme. Il n’a pas de culture politique mais il adore le pouvoir des experts et des technocrates, sans n’avoir aucune vue sur les impacts de ses décisions. Tout est basé sur la dictature du mieux, de la rentabilité. (Ce qui ne serait pas une mauvaise chose s’il y avait une éthique, une vision, un souci des conséquences. Mais il est dans une immédiateté tellement éphémère que oui, cette gestion pose problème.) C’est son envie d’être réélu qui a guidé ses décisions et non le bien des français, réélu par ce monde technocratique, médical et apolitique.

« Prouvez votre vertu ou entrez dans les prisons »

Nous assistons à une dérive sécuritaire. Il faut quitter l’Assemblée si l’on conteste les décisions du gouvernement. On est gouverné à coup de lois d’exception. L’insécurité contribue au climat hostile à la liberté. (La Peur nous gouvernerait-elle ? ) La liberté d’expression est mise à mal avec les nouveaux concepts comme celui du discours de haine. (Le politiquement correct en devient presque gentil… ) Le pouvoir des GAFA, les agissements de wokes, des fondamentalistes islamistes font peser une chape de plomb idéologique sur la France. Au nom de la tolérance, nous sommes devenus extrêmement intolérants ! Etats autant que Sociétés ont leur part dans cet effritement de la liberté d’expression. Règne effroyable de la Cancel culture. Vivons dans les règles ou ne vivons pas ! Notre culpabilité légendaire nous a permis de sombrer dans un puritanisme hygiéniste qui a fait des médecins nos nouveaux prêtres, ou Dieu ? Le corps est devenu une obsession. Tout doit être toujours mieux. (Ceci n’est pas nouveau, c’est sans doute ce qui anime l’homme depuis la nuit des temps. Mais si ce mieux ne concerne que le corps, alors, ce n’est pas un mieux.) L’auteur en accuse le capitalisme, (mais je n’en suis pas convaincue. Pour moi, le capitalisme n’est pas une idéologie, c’est un mode de fonctionnement qui est d’ailleurs assez difficile à éviter. De plus, le culte du corps a été important en URSS.)

La tyrannie du management

Georges Bernanos : « Quand la société impose à l’homme des sacrifices supérieurs aux services qu’elle lui rend, on a le droit de dire qu’elle cesse d’être humaine, qu’elle n’est plus faite pour l’homme, mais contre l’homme. Dans ces conditions, s’il arrive qu’elle se maintienne, ce ne peut être qu’aux dépends des citoyens ou de leur liberté ! Imbéciles, ne voyez-vous pas que la civilisation des machines exige en effet de vous une discipline chaque jour plus stricte ? Elle l’exige au nom du Progrès, c’est-à-dire au nom d’une conception nouvelle de la vie, imposée aux esprits par son énorme machinerie de propagande et de publicité. » Cette crise a permis à certains de s’enrichir et les politiques considèrent qu’il y a toujours du bon pour eux à prendre dans une crise. Cette crise a prouvé que le capitalisme est aujourd’hui hégémonique.( Il y a de tous temps eu des gens pour s’enrichir sur les guerres et quid de la crise en Chine ? ) Le mal total vient de ce que le citoyen est un salarié qui ne sait vivre que sous mangement et en état de servitude. ( Je ne suis absolument pas d’accord. D’abord un contrat est bipartite et il s’agit bien d’un échange. Les ardeurs managériales sont déplorables effectivement dans bien des grandes entreprises, mais cela ne veut pas dire que les salariés s’y plient, même s’ils considèrent que les syndicats sont incapables de les aider, tout englués qu’ils sont eux-aussi dans les mêmes préceptes de management ! Ensuite, la société est constituée de tout un monde d’artisans qui échappent à ses nouvelles règles débiles et, je le souligne, pas appliquées partout dans les entreprises. Ensuite, il faut voir comment les jeunes salariés changent d’emploi pour comprendre que l’entreprise ne peut pas faire la loi et elle est bien déboussolée actuellement ne parvenant pas à trouver les nouveaux modes de fonctionnement. En revanche, je suis entièrement d’accord avec l’idée que ) les psychologues d’entreprise sont une vraie calamité et « qu’ils ont achevé de dépolitiser la question du management, évacuant ainsi la possibilité même du rapport de force. ». (Ils nous façonnent et nous vident de notre substance alors que l’enjeu réel du travail et la quête du sens dont la perte contribue ) « au processus de déshumanisation du travail déjà bien engagé.

La peur de la liberté ou l’idéologie du safe

La peur de la Liberté, c’est en nous même qu’il faut lutter. Les tentations totalitaires sont permanentes. Plus rien ne nous retient. La servitude est plus simple, car nous ne sommes plus responsables. Les styles de vie qui nous imposent le bien, le mal, nous libérant de toutes réflexions ont beaucoup séduit. L’exigence de sécurité n’est pas étrangère à cette acceptation de servitude. Le confort, avant tout, qui entraîne la haine de tout conflit. Mais elle conduit à la recherche du coupable et à la détestation de celui qui est différent. Vive le conformisme, vive l’ordre moral ! Saint Paul : Lorsque les hommes diront : « Paix et sécurité, alors une ruine soudaine les surprendra, et ils n’échapperont pas.

Epilogue – Retrouver la République

« La fin ne justifie jamais les moyens ». Qui veut d’ « une vie nue, muette et sans histoire, à la merci des calculs du pouvoirs et de la science. » ? Redonnons du pouvoir au Parlement, à notre gardien constitutionnel les moyens de dire le droit de manière indépendante, insufflons une nouvelle culture démocratique (RIC), redonnons la liberté à l’expression, renforçons les pouvoirs de la CNIL qui doit nous protéger, Intervenons au sein des entreprises qui nous managent si mal (oh nom surtout pas ! En plus la liberté ne peut pas s’acquérir avec plus de contrôle.) N’oublions pas qu’il n’y a jamais trop de libertés et évitons d’oublier combien elle est indispensable. Aucun ordre ne va de soi. (Pour moi, l’enjeu principal, l’absolue priorité : réapprendre: à penser, à travailler, à agir. Tous nos maux viennent de la perte de savoir, de la médiocrité qui nous envahit, des élites qui ne sont plus des élites et qui donc entrainent toute la Nation dans une profonde crétinerie.)

14 04 2022 – Dans la vie faut pas s’en faire

Le Monde

Présidentielle : les ralliements contraignent Macron au grand écart. Fastoche en même temps !

Scrutin : Derrière l’abstention la conscience d’un Etat entravé. C’est l’idée.

Macron entend mener une bataille « projet contre projet ». Eh ben, on n’est pas rendu !

Un paysage politique en recomposition. Je le voyais plutôt en décomposition.

Une « réserve de vagues » créée dans le Morbihan. Saint-Pierre Quiberon est la première commune à reconnaître la houle comme un « patrimoine » à protéger. Me demande si c’est compatible avec une barrière d’éoliennes ?

Macron Le Pen, la bataille du vent. C’est bon pour les vagues, non ?

Le Parisien

« Avec Marine Le Pen, les pauvres vont peut-être mourir ». Avec Macron, ils deviennent borgnes.

Macron et le jeu de la vraie-fausse improvisation. Mais vivement que cette campagne s’arrête !

Prélassez-vous en salle d’embarquement. Oui, parce que dans la vie, faut pas s’en faire.

Plus de la moitié de l’humanité a mal à la tête. Est-ce les mêmes qui en ont plein le dos ?

Inquiétude face au manque de remplaçants dans les écoles. Dans la vie faut pas s’en faire…

CHANSON DU JOUR : Maurice Chevalier – Dans la vie faut pas s’en faire – YouTube

13 04 2022 – Peut-on transformer du noir en rose ?

Le Monde

Macron tente d’attirer le vote de gauche. Le Monde vient de s’inscrire au Parti d’En Rire ! Une « méthode nouvelle » de gouvernement pour élargir sa base. L’écrabouillement peut permettre une base bien large. Rempart contre l’extrême droite, LFI convainc les quartiers marseillais. Le Monde a définitivement perdu tout envie de sérieux. Quoique : « C’est le seul qui nous a défendus quand Zemmour et Le Pen ont attaqué les musulmans ». 

En Bretagne, les macronistes s’apprêtent à « mouiller la chemise ». C’est une bonne idée la Bretagne, pour mouiller sa chemise… A Marseille, on y va pour la sécher.

Sarkozy votera Macron, LR masque ses divisions. Il arrive en retard comme la cavalerie et il prétend pouvoir sonner la retraite ? Si tu étais un homme d’honneur, Nico, tu te tairais et tu irais aider la p’tiote que tu t’es amusé à flinguer à payer ses dettes.

A Paris, le fiasco d’Hidalgo rebat les cartes. Je prendrais bien un RTT pour assister au prochain conseil de Paris.

Energies : la délicate taxation des superprofits. Bon qui va-t-on tenter de séduire aujourd’hui ? 

Le nombre de faillites d’entreprises repart à la hausse en France. Mais ce n’est pas du tout sa faute. Pas du tout du tout !

Les banques à l’heure du repli. Pas de répit pour nous.

Le Parisien

Les Marcheurs cueillis à froid. Il parait que le froid conserve.

Le soutien de Sarkozy sème la zizanie chez LR. Pas que. Ils serait intéressant d’étudier comment les partis implosent quand leur chef décide d’afficher leur soutien à Macron. 

Vers un grand parti macroniste ? Emmanuel Macron plaide pour « un grand mouvement » qui engloberait toutes les formations de la majorité. Ce qui n’est pas du goût d’Edouard Philippe. M’enfin, plus on est de fous, plus on rit ! Et pendant qu’on rit, on ne s’oppose pas. Comment tous les chefs de partis évoqués au dessus ne se rendent-ils pas compte que c’est juste un bâillon qu’on leur offre ? Je ne voterai aux législatives pour aucun Macron compatible.

Ces grands sportifs appellent à faire barrage à la candidate RN. Plus que jamais, des jeux. Quand au pain, il sera noir.

« La défaite de Pécresse n’est pas un rejet de sa politique ». Alors qu’il n’y a aucun doute pour celle d’Hidalgo.

La voiture, grande perdante du match des modes de déplacement. Match dont l’arbitre avait le sifflet et le flingue en main.

CHANSON DU JOUR : The Rolling Stones – (I Can’t Get No) Satisfaction (Live on The Ed Sullivan Show) [HD] – YouTube Ben oui, le noir est encore plus lumineux que le rose.

O9 04 2022 – Tic tac, tic tac…

Le Monde

Gaz russe : la question de l’embargo devient insistante. Quel titre ! On arrêtera de se la poser à la fin de la guerre, sans y avoir répondu ou en faisant semblant de croire qu’on se la posait ?

Golf – La création d’une Super Ligue par Riyad sème la zizanie. Attendez, on a déjà des problèmes avec le gaz, on ne va pas s’en créer avec du pétrole quand même ?

Présidentielle : la guerre n’est plus un atout pour Macron. Mais quel titre ! 

Recompositon : l’après élection mobilise tous les camps politiques. Un seul objectif : faire enfin du neuf ! Compliqué ? Oui, mais rêvons enfin !

Macron rattrapé par le pouvoir d’achat. Que le pouvoir d’achat ? On a envie de lui dire « Cours, Emmerdeur 1er, cours ! »

Mc Kinsey ; le Parquet financier ouvre une enquête. En quelques semaines, cette affaire s’est imposée comme un boulet dans la campagne express du candidat Macron. Boulet, express… Sont fort aujourd’hui, au Monde !

Un dîner « secret » organisé pour dynamiter le Parti socialiste. Il y avait-il besoin d’un dîner ? D’un autre côté, il aurait été bien dommage de ne pas en profiter, non ? Un petit dernier, au cas où ? Vives tensions  au PS après le dîner entre Hidalgo et Hollande. Finalement, il y avait encore un petit truc à dynamiter !

La question de la mémoire divise les candidats. C’est une excellente nouvelle, nous pensions qu’ils l’avaient tous perdue !

Fièvre préélectorale à France 2. Des fièvres qui nous donnent la nausée. 

Extrême droite, abstention présidentielle : les dangers du premier tour. Extrême com, la certitude d’une abstention forte.

Social – La flambée des prix frappe plus durement les moins aisés. Ils ont fait Sciences Po, les journalistes du Monde pour nous écrire ça ?

La quatrième dose est proposée aux 60-79 ans. Profitons-en tant qu’elle n’est pas imposée !

Une campagne atone dans une France éprouvée. Apeurée ? Ecœurée ? Désespérée ? Désolée ? Surtout une France qui ne croit plus en bien des acteurs politiques. Des jambes sans tête.

l’inquiétude et les doutes ont gagné les rangs des macronistes. Leur arrogance ne leur a pas fait prendre la mesure réelle de la détestation qu’il provoquent. 

Monument historiques : gare à la vétusté ! Les juges n’indemnisent pas lorsque les accidents sont imputables à la vétusté des lieux. Quelqu’un a prévenu Anne ?

Paris veut noter les projets de construction en fonction de leur impact environnemental. Et la veille, ils déclassifient une zone verte qui zigouillent des arbres pour permettre un projet immobilier. 

Le Parisien

« Marine Le Pen ment aux gens ». Mais moi, pas du tout ! « J’ai envie de donner envie ». Quelqu’un tient le compte de ses envies ? On lui précise que le en même temps a des limites : il est rare de donner envie quand on emmerde les gens. 

« Je me déciderai dans l’isoloir ». Est-ce que cette position est traduisible dans les sondages ?

Terrasses estivales : des règles pas toujours bien digérées. Le vivre ensemble est compliqué à mettre en œuvre.

Une journée pour se décider. Pour quoi faire ?

Fin d’une drôle de campagne. Qui n’avait rien de drôle.

« Le poids des indécis peut faire bouger les lignes. » Une pensée émue pour les parties et les médias qui sont soumis au silence depuis vendredi minuit ! Mais nous,  ceux qui ne sont rien, on continue à penser !

CHANSON DU JOUR : parce qu’on en a tous besoin : Quelques mots d’amour (Remasterisé en 2002) – YouTube

 

 

07 04 2022 – Comme un oiseau sans tête

Le Monde

Présidentielle » : les risques d’un scrutin incertain. Jusqu’au bout, on se demande comment se faire entendre et il n’est pas exclu que se taire soit la seule façon de faire du bruit. Les dangers d’une élection incertaine. Le seul danger, pour nos têtes pensantes, c’est que l’on constate qu’on a absolument pas besoin d’eux pour que ça n’avance pas. La « cristallisation » du choix des électeurs de plus en plus tardive. C’était tellement plus facile quand on y croyait. Les logiques multiples du vote « utile ». Voilà où on en est quand on n’a plus de candidat utile.

Economie : Amazon choisit Arianespace pour lancer une partie de ses satellites. En l’air, on louera Amazon pour son choix pendant que sur terre, on bloquera l’installation de ses entrepôts. 

Le démarrage raté de la pilule anti-Covid de Pfizer. Mac Kinsey n’avait pas prévu la guerre en Ukraine ?

« Il faut que je participe » : qui sont les nouveaux électeurs ? Suite de l’épisode dimanche prochain.

En Bretagne, Macron défend l’Europe et cible Le Pen. Pas certaine que ce soit la stratégie gagnante. C’est qui son conseiller ? A Calais, Darmanin poursuit son offensive contre la candidate du RN. Au moins, il est raccord avec l’autre.

Autour de l' »insoumis », de hauts fonctionnaires « prêts à gouverner ». Le second effet Mac Kinsey ?

A Lyon, recours après la dissolution d’un groupe de militants antifascistes. Il est où le nord ? C’est qui les gentils ? 

Pégassus : un avocat franco-palestinien estime avoir été espionné. Mais non !

Bruxelles demande à la France de revoir sa copie sur la PAC. Paris a trois semaines pour répondre à la Commission qui s’interroge notamment sur les ambitions françaises en matière d’agriculture bio. Quelqu’un a prévenu Bruxelles qu’on est en pleine élection ? Quelqu’un a prévenu Bruxelles que nos agriculteurs se posent plusieurs autres questions depuis pas mal de temps ?

La voiture du peuple n’a pas dit son dernier mot. Au moins, sa voiture peut parler, elle.

Le défi du jean à 59,59 euros fabriqués dans le Nord. Sacré défi.

Une entreprise peut-elle soutenir un candidat à la présidentielle ? Quelle question ! Un engagement dans la campagne est perçu comme déplacé et source de division. OUF ! 

Après les élections, « les entreprises auront une visibilité complète ». Pour les économistes Eric Heyer et Jean-Marc Daniel, l’inflation et la guerre ne devraient pas avoir d’incidence sur l’emploi ou les investissements. Vivement dimanche ! En revanche, je ne comprends pas ce sous titre quand je lis le paragraphe dessous : La guerre en Ukraine et la vague d’inflation ont-elles plus d’influence ? (que les élections) J-M. D. : Oui. Pour les entreprises, il y a deux enjeux immédiats : comment répercuter la hausse des matières premières dans leur prix et comment faire face aux taux d’intérêt qui vont monter. E.H. conclut sur le réapprovisionnement qui reviendra à la normale : pour cela, il faudra attendre de voir l’évolution de la stratégie « zéro Covid » en Chine et celle de la guerre en Ukraine.

Alan Stivell, cinquante ans de celtitude. Déjà !

Le Parisien

Comment taper vraiment plus fort. Comment peut-on écrire un titre pareil, en première page, en plus ?

Remarque, qu’attendre d’un journal qui met aussi en première page : Jean-Louis Borloo, l’ancien ministre de la Ville rallie Macron. « Dans les circonstances actuelles, je soutiens Macron ». Va-t-on enfin savoir si on vainc le mal par le mal ?

Paris XIV : Ils veulent choisir leurs commerces de proximité. Incompréhensible ! Ce n’est pas comme si un commerce avant de s’installer ne faisait pas une étude d’opportunité ? En parcourant l’article, j’ai un peu le sentiment qu’il va encore y avoir de la subvention à tout va.

Yannick Jadot, jusqu’au bout écolo et anti-show. D’un autre côté, il n’y a pas foule pour aller le voir, le show.

Pourquoi on reste accro à l’auto. Parce que la vie ne se résume pas à Paris.

Les arbres de la maison Carrier en sursis. « L’endroit va être déclassé de son statut d’Espace vert protégé et les deux tiers de son bouquet d’arbres abattus! » Mais il y a-t-il encore une vie à Paris ?

Le plus gros dos-d’âne de France repaire des amateurs de glisse. L’art de faire le gros dos. Un art français.

CHANSON DU JOUR : Charlélie COUTURE  » comme un avion sans ailes ….  » – YouTube

06 04 2022 – Boum

Le Monde

Climat – L’appel du GIEC à des mesures rapides pour « garantir un avenir vivable ». Et Gaspard Koening appelle à voter Macron pour la Liberté. Boum…

Présidentielle : Macron face au risque d’une majorité morcelée. Normal pour une société morcelée, Boum !

Education : pourquoi devenir prof ? Paroles de candidats à un métier en crise. Quand l’Education est en crise, c’est la société entière qui est cassée. 

Economie ; le secteur du tourisme face au « mur » des prêts garantis par l’Etat. Quand l’Etat gère à ta place, qu’il de vient ton banquier, ton employeur, tu ne peux plus lui échapper. L’engrenage est lancé et il fait l’admiration d’un philosophe libéral pour qui j’avais l’intention de voter. Ce monde fait Boum.

Richard Ferrand, le bon soldat du président. Un soldat de pacotille pour un président de pacotille. Il est tout de même des termes qu’aujourd’hui particulièrement, il faudrait éviter d’utiliser. Surtout pour un idiot inutile. Le chef de l’Etat en campagne accusé de plagiat de droite à gauche. Quelle importance, plus personne ne réfléchit. Boum.

Le vélo à assistance électrique en pleine forme. Si on doit limiter les douches chaudes, je ne comprends pas que le vélo électrique ne soit pas réservé à l’usage de ceux qui ont des difficultés. Les « ecogestes » sont devenus nécessaires pour assurer la tenue du système électrique.

Dix ans après, la Grèce peine à dépasser la crise des dettes. Gardons nous de juger les grecs.

Comment les réseaux sociaux détrônent les médias. Parce que la plupart des médias ne font plus leur taf. Parce que comme les réseaux sociaux ont imposé la nécessité de vérifier les faits, le bourrage de crâne des médias ne passe plus. 

François Hollande « Le premier déplacement du prochain président français doit se faire à Kiev ». Est-ce plus gentil que de souhaiter au prochain président d’aller se faire voir chez les Grecs ?

Le Parisien

Peur dans nos assiettes. La première double page du Parisien. Le fait du jour… Boum…

La mort de Jérémy Cohen agite la fin de campagne. Quelle campagne.

Macron rode son discours anti-Le Pen. Rode ? Radote ! Le président veut éviter « l’effet Rotonde ». L’actu est à pleurer… Boum. Il est encore temps de faire sa procuration. Mais pour quoi faire ?

« La violence aveugle est dans l’ADN militaire russe ». Le reste du monde a de bons petits soldats à la Ferrand ?

Comment prendre l’avion sans trop culpabiliser. L’actu d’aujourd’hui… En même temps…

Des députés LREM jettent (déjà) l’éponge. Alors qu’un vent de liberté anime enfin Emmerdeur 1er !

Plongeon de haut vol près de la tour Eiffel en Juin. … Plongeon de 27 m. Petits joueurs va, toute la France va plonger dans le vide le 10 avril.

CHANSON DU JOUR : Charles Trenet – BOUM – YouTube

05 04 2022 – Ca balance pas mal par ici

Le Monde

Présidentielle : la dernière ligne droite. Dernière, oui. Droite ? A l’approche du scrutin, les candidats enchaînent les meetings, à l’image d’Emmanuel Macron … Il en a enchainé combien Emmerdeur 1er, de meetings ? Macron, en baisse dans les sondages, s’emploie à rassembler contre l’extrême droite en vue du second tour. C’est son seul argument, comme toujours. Sur France Inter, l’air tout penaud, il nous expliquait qu’il n’avait pas réussi à endiguer l’extrême droite. Pire qu’endiguer : la colère qu’il inspire l’a copieusement alimentée. N’est pas rassembleur qui veut ! Macron se projette vers le second tour. On ne peut pas dire que cela fasse une vision à très long terme.

Santé – A l’hôpital d’Orléans, les urgences sont en crise. Et Ailleurs ? Tout va bien ?

Economie : Quand les télétravailleurs se retrouvent sous surveillance. Ca balance aussi… La machine à café virtuelle laisse froids les employés. Alors comment dire, certes, nous ne sommes pas très fut fut, mais il y a des limites quand même.

Ile de France : la nouvelle vie du quartier d’affaire de la Défense. Cela fait rêver. Urbanisme : la Défense se cherche un avenir. Cela fait moins rêver… Une hôtellerie d’un nouveau genre pour réveiller le quartier. Bon, ce n’est pas gagné, cette histoire.

Horizons – En Afrique, les plans contrariés de Macron. Pauvre petit lion.

Hidalgo perd son combat sur le temps de travail des agents de la Ville de Paris. Un combat de plus de perdu.

En Corse, la colère ne faiblit pas. Comme à Orléans ? Des extrêmes aussi ?

Un premier syndicat chez Amazon à New York. On dirait un film avec Al Pacino et Robert de Niro.

Les exportations allemandes ont bondi en février. Mazette !

Les espoirs déçus de la démocratie participative. Alors comment dire, certes, nous ne sommes pas très fut fut, mais il y a des limites quand même.

Le Parisien

la Présidentielle à nouveau percutée par le conflit. A quel moment le conflit s’est momentanément arrêté ?

Les psychologues boudent les consultations remboursées. Il était un temps où on nous expliquait qu’une thérapie pour réussir devait obligatoirement être prise en charge par le patient. Un acte à la fois symbolique et concret.

Peut-on parler politique au travail ? On ne peut plus parler politique nulle part. Si tu ne vote pas Macron, tu es un facho complotiste qui fait le jeu des exxxtrêeeemmeeees !

Un appareil de muscu tout-en-un 100% français. Cela fait rêver !

 

 

CHANSON DU JOUR : France Gall – Ca balance pas mal à Paris (Audio officiel) – YouTube

04 04 2022 – Les cloches volent en escadrille

Le Monde

Inflation, pouvoir d’achat : l’inquiétude gagne. Le retour (de bâton ?)  du quoiqu’il en coûte. 

Dialogue de sourds entre l’UE et le Chine. D’un autre côté, dans la cacophonie ambiante…

Macron, un candidat en costume de chef des armées. Un costume qui ressemble beaucoup à celui d’un surfeur.

Les pubs Facebook « imprudentes » de LRM. Les équipes du président candidat s’exposent à ce que ces dépenses soient réimputées dans les comptes de campagne. En même temps un jour, en même temps toujours.

Les agents de sécurité manifestent pour des augmentations. Un métier d’avenir. Ils devraient obtenir gain de cause.

Macron installe le duel avec l’extrême droite. Le Monde a reçu le même communiqué de presse que le Parisien : Macron installe le match face aux extrêmes. Le nouveau monde ressemble comme deux gouttes d’eau à l’ancien. On dirait que rien n’a changé du tout.

Economie » : La finance renoue avec l’industrie de l’armement. On se demande vraiment pourquoi.

Vivre vieux, vivre mieux : enjeux-clé de la campagne. Hum, ça c’était avant. L’enjeu-clé va être vivre, vieux ou pas.

Thierry Solère, conseiller de l’ombre de Macron. L’organisateur de la primaire de la droite en 2016, est, malgré ses nombreuses mises en examen, une pièce maîtresse pour la réélection du chef de l’Etat. Tu lis ça et tu te dis, ce n’est pas possible, je ne peux pas avoir lu ça.

McKinsey : l’amertume des hauts fonctionnaires. La polémique ravive l’animosité entre l’exécutif et le Sénat. Cela aussi, tu préfèrerais ne pas l’avoir lu.

Comment les socialistes ont perdu la bataille du Web. Comme toutes les autres batailles.

La fièvre n’est pas près de baisser. Pas info covid, info économie.

Le Parisien

« Pas de pénuries à venir mais 5 à 8 % d’inflation dans l’alimentaire. Au doigt mouillé ?

A une semaine du scrutin : la chasse aux indécis. Ils volent aussi en escadrille ?

Dernière ligne droite. Dernière peut-être, droite …

Moscou ne coupe pas le gaz aux Européens… pour l’instant. Monde étrange.

Des socialistes créent la Fédération progressiste pour soutenir Macron. Alors la bataille du Web dans tout cela, comment dire…

Arthaud met les travailleurs en garde contre l’extrême droite. A-t-elle demandé à Macron où elle s’installe dans le match ?

Le mystère du syndrome du côlon irritable. Ah non, pardon ! ce n’est pas un article sur la campagne, c’est une publicité.

Sécurité : ce que proposent les candidats. Sans doute, il ne devrait pas être idiot de ne pas se mettre à dos les agents de sécurité.

Pour traquer les piscines non déclarées, l’intelligence artificielle pas si efficace. Enfin une bonne nouvelle ! 

La livraison rapide parie sur les jeunes. En général, pour la rapidité, ce n’est pas complétement idiot.

Ils dévalisent les camions à 90 km/h sur l’autoroute. Fast and furious ?

CHANSON DU JOUR : Brigitte Bardot – Harley Davidson – – YouTube