Le Parisien
Emmanuel Macron Son plan pour rouvrir la France « Dès le 19 mai, il faut retrouver notre art de vivre à la française » : Ah ! Cet art n’est plus en phase de déconstruction ! Non monsieur, le 19 mai, et avant cela aurait été mieux, il faut juste que l’on retrouve le droit de vivre normalement. Chacun suivra l’art qui lui plaira, ce n’est pas à vous de dicter ce qu’il faut que nous fassions. Concentrez-vous, s’il vous plait, sur ce dont vous avez la charge exclusive. « J’assume d’avoir fait des choix mais ce ne sont pas des paris ». Mots creux, vides de sens. « Il n’y aura pas de hausse d’impôts en sortie de crise ». Et vous estimez à combien de temps la période de sortie de crise ?
A Lyon, pour les écolos, il n’y a pas que la politique dans la vie. Heureusement. Ce qui est fort dommageable, c’est qu’ils rêvent dans la vie politique.
Le défilé du 1er Mai fait son retour. Appel à des mobilisation unitaires dans toutes la France. On a le droit d’avoir des fanfares, de jouer de la trompette, mais pas de passer de musique amplifiée pour éviter de provoquer des attroupements de jeunes qui se mettent à danser. On chantera ! Qui comprend la règle ?
Une pièce en plus… oui, mais dans le jardin ! Aucune démarche administrative. Attention à la taxe « abri de jardin ». Art de vivre à la française : consommation sans limitation de règles et taxes.
Les idées chocs du collectif citoyen. … Choquée, je suis ! mais par les idées sorties après des mois de travaux. L’art nouveau de vivre à la française manque cruellement de lumières.
Le muguet : un peu, beaucoup, pas du tout écolo. Les petits hommes verts, partout partout !
Qui va tenir les bureaux de vote ? On ne rit pas, cette question est aussi importante et difficile à résoudre que celle pour qui on va voter !
La Montagne
Le bout du tunnel : 19 mai Réouverture des commerces, terrases, musées, cinémas et salle de spectacle. 9 juin Retour des jauges à 5.000 personnes dans les enceintes sportives et culturelles avec pass sanitaire. Les salles des cafés et des restaurants rouvrent. 30 juin Fin des restrictions et du couvre-feu. Maintien des gestes barrières et de la distanciation physique et sociale. Même évènement mais traitement radicalement différent de la une du Parisien. Je veux déménager définitivement et vivre dans un pays où ma vie est plus importante que la gloire d’un acteur aux pouvoirs démesurés. Bon, dans la double page consacrée à l’évènement, on sent bien que nul n’échappe à la mise en scène. « Je me couche avec mes doutes, je me réveille avec des convictions reforgées ». Doit-on lui conseiller de ne pas se coucher ? Ou de dormir plus ? « Une décennie française à bâtir, celle de notre jeunesse ». Pour les autres, on ne vous le répètera jamais assez, direction déconstruction. « Je n’ai jamais fait de pari sur la santé et la sécurité des nos citoyens ». Finalement, ce qu’il n’a jamais fait importe moins que ce qu’il a fait. Et qu’a-t-il fait ?